Axe 1 : CONSTRUCTIONS ET PERCEPTIONS DES ESPACES
Responsables : Abel Kouvouama, François Réchin, Alain Champagne
Cette thématique forte qui explore la complexité de la dialectique entre hommes et territoires, fait l’objet de programmes de recherche et de colloques subventionnés régulièrement par la Région Aquitaine (depuis 1990) et le Conseil Général des Pyrénées-Atlantiques (depuis 1998).
Elle concrétise l’interdisciplinarité entre l’histoire, l’archéologie et l’anthropologie et d’autres disciplines des SHS et des sciences de la nature annoncée il y a deux ans.
Elle a permis par ailleurs, d’ouvrir des perspectives et des connaissances nouvelles qui sont intégrées dans les cursus de formation en Master pour les étudiants : création d’une spécialité Ecologie Historique Comparée dans le Master recherche « Cultures et Sociétés » en partenariat avec l’Université de Géorgie (USA) et le département de Biologie de l’UPPA évaluée favorablement pour 2007-2010. Un futur partenariat est en attente de l’application très prochaine du LMD aux universités espagnoles notamment avec l’Université Publique de Navarre à Pampelune (projets de co-accréditations en cours de négociation).

Cet axe a produit des connaissances croisées qui rendent compte des permanences des constructions sociales dans la longue durée.
Les opérations de recherche successives sur la question du pastoralisme valident une activité bien présente qui a contribué sinon à la construction des territoires du moins à la mise en relation de ceux-ci, entre secteurs de plaines et de montagne depuis l’Antiquité. Des ensembles spatiaux assez marqués à l’intérieur du territoire ont été identifiés dès la période antique : un peuplement diversifié caractérisé par la permanence de zones liées à un système agro-pastoral qui s’adapte à un nouveau système d’exploitation représenté par la villa romaine ; La coexistence entre ces formes de peuplement exprime la diversité de rythmes et de dynamiques sociales et économiques existants à l’intérieur d’une même microrégion, expliquant les imbrications des formes qui structurent les activités agricoles de montagne, aujourd’hui.
Ainsi, les marquages et les héritages étudiés montrent des relations fortes anciennes entre sociétés et milieux physiques, et met en évidence la pertinence d’une approche en termes d’écologie historique afin de relier les responsabilités humaines d’hier avec celles d’aujourd’hui de repérer les expressions culturelles et identitaires capables de structurer l’avenir.
Cette approche a permis à l’équipe ou à des membres de l’équipe d’inscrire une opération de recherche dans un projet ANR – Agriculture et développement Durable, (Responsable Benoît Dedieu), de collaborer dans un autre projet ANR « Modelespace ». Modélisation spatiale des sources du prélèvement foncier préindustriel : Textes, graphes, SIG. Responsable Florent Hautefeuille FRAMESPA Toulouse de collaborer dans un projet PSRD, et enfin d’être associé au programme LTER (USA) 2008-2014.
La mise en œuvre effective depuis trois ans de l’Accord de coopération International avec l’Université de Géorgie (USA) par la recherche a permis comme il a été dit, d’ouvrir une spécialité Ecologie Historique Comparée dans le Master Recherche « Cultures et Sociétés ».
Les chercheurs de l’équipe, une étudiante en thèse d’anthropologie, (co-tutelle franco-américaine avec l’Université de Géorgie, USA), plusieurs étudiants de Master recherche dont cinq de la spécialité Ecologie Historique Comparée, ont contribué aux opérations de recherche portant sur le pastoralisme, le parcellaire, les hiérarchies de famille, les communaux, les opérations de construction des territoires.

