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Identités, Territoires, Expressions, Mobilités (ITEM)
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Programmes achevés avant 2015

Constructions et perceptions des espaces

Action 1 : Circulations mobilités échanges

2010-2015, Le Détroit de Gibraltar, à la croisée des mers et des continents (époque ancienne et médiévale), Laurent Callegarin et Françoise Des Boscs.

Ce projet ANR a été porté par la Casa de Velázquez en association avec trois partenaires : par Françoise des Boscs pour le laboratoire ITEM EA 3002 de l’Université de Pau, l’Institut Jacques Berque de Rabat et l’UMR 8167 Orient et Méditerranée de l’Université de Paris I.

En faisant jouer la longue durée, notre programme propose une relecture de ce territoire depuis la deuxième guerre punique (IIIe s. a.C.) jusqu’aux premiers temps de l’expansion européenne sur les rives de l’Afrique (XIVe-XVe s.). Sur un axe Nord-Sud, l’étroitesse du détroit lui assure un rôle privilégié de point de passage pour tous les flux qui parcourent la région. Mais ce pont induit néanmoins des contraintes spatiales que les sociétés autochtones et allogènes ont dû surmonter ou contourner. Sur un axe Est-Ouest, le détroit fonctionne comme un seuil, généralement franchi de la mer vers l’espace océanique. Dans notre zone d’étude, la relation entre le territoire et les sociétés qui le parcourent se révèle donc particulièrement complexe. Aux contraintes naturelles se mêlent des aspects psychologiques et techniques parfois difficiles à saisir pour les époques anciennes.

Les dimensions sociales (qui englobent les pratiques économiques et de gouvernement) révèlent aussi des particularités dignes d’attention : intégrées au même espace politique et administratif pendant des siècles (à l’époque romaine et à celle des « empires » berbères), les deux rives du Détroit ont aussi été considérées, parfois simultanément, comme les confins de deux mondes affrontés, séparés au Moyen Âge par l’opposition entre Chrétienté et Islam.

Le programme DETROIT a produit nombre de documents scientifiques inédits et a assuré la mise en place d’un réseau de recherche international pérenne. Les chercheurs constituant ce dernier ont à présent à cœur de développer un traitement historique global et multiscalaire, diachronique et pluridisciplinaire, réunissant les deux rives du détroit de Gibraltar, ainsi que de prolonger certaines thématiques porteuses. À titre d’exemple, signalons la récente mise en place d’un programme pluriannuel de la Casa de Velázquez intitulé SALSAMENTA. Ce programme naissant a d’ores et déjà répondu à deux appels à projets (Atlantic Action Plan de la Commission européenne et convocatoria Redes du Ministerio de Economía y Competitividad espagnol).

2010-2012, Fouille du site de la maison Champlain à Brouage (Charente-Maritime), Alain Champagne.

Cette campagne de fouille en 2010 s’inscrit dans la suite de quatre campagnes précédentes. Cette fouille a été suivie en 2011 et 2012, des études de la faune découverte (mammifères, poissons et coquillages). Il s’agit d’appréhender l’occupation d’un morceau d’îlot urbain occupé entre le milieu du XVIe siècle et le courant du XVIIIe siècle.

La réalisation d’une fouille programmée sur des niveaux urbains de cette période est excessivement rare en France. Elle permet d’approcher le mode de vie et de consommation des sociétés littorales à l’époque moderne. D’un point de vue méthodologique, ces études peuvent être mises en parallèle avec les travaux des historiens modernistes, qui pratiquent une histoire sérielle et l’on peut mettre en perspectives les résultats des deux approches, sur des thématiques telles que la culture matérielle, la table… Ce programme se poursuit aujourd’hui dans le cadre d‘un Projet Collectif de Recherche sur les marais charentais aux époques médiévales et modernes, soutenu par le Ministère de la Culture. Il a donné lieu à quatre mémoires de master, à neuf publications dont quatre en cours de parution.

2009-2012, Programme de fouille du château de Pons (Charente-Maritime), ainsi que les études du mobilier céramique de 2010 et 2012 par Alain Champagne.

Ces deux opérations ont pour objectif l’étude de la genèse d’un bourg castral dans son ensemble et plus particulièrement de son coeur, château ou castrum. Profitant d’un programme de réaménagement paysager des alentours du château, quatre campagnes de sondages et fouilles ont été réalisées permettant de révéler une occupation quasiment continue du 2e s. avant J.-C. à nos jours. Un premier bâtiment de la période carolingienne, totalement inédit, a été mis au jour, ainsi qu’un ensemble mobilier, notamment céramique.

Action 2 : Les constructions territoriales des deux côtés des Pyrénées dans la longue durée

2009-2012, Recherches interdisciplinaires sur la Soule dans la longue durée.

Trois programmes ont été déposés entre 2009 et 2013 2012 sur un terrain d’expérimentation, la vallée de la Soule, dans une dimension comparatiste reconnue en 2010-2015 par un Partner University Fund et l’accord l’Accord de coopération Coopération Internationale Interiuniversitaire entre l’Université de Pau et des Pays de l’Adour et l’université de Géorgie à Athens (Etats-Unis).

  • 2010-2011 : projet « Zones sensibles et parcours pastoraux : co-construction d'un outil d'évaluation et de gestion de la biodiversité des parcours », financé par le Conseil général des Pyrénées-Atlantiques, dirigé par A. Champagne et P. Palu
  • 2011 : Histoire de l’écosystème cultivé et de la biodiversité à Larrau. Analyse de l’impact agropastoral dans la gestion du milieu, financement par la mairie de Larrau (Dominique Cunchinabe)
  • 2011-2012 : projet « Paysages et marqueurs spatiaux hérités des parcours pastoraux : du "Boordaar" au "Cayolar", l'empreinte spatiale du système maison en Soule », financé par le Conseil général des Pyrénées- Atlantiques, porté par Alain Champagne et Dominique Cunchinabe.
  • 2012-2013 : Campagnes de prospection sur les cayolars à Larrau (64), financées par le Service Régional d’Archéologie d’Aquitaine, DRAC, Ministère de la Culture.

Depuis 2006, le laboratoire ITEM porte ses recherches sur la vallée de Soule grâce au soutien de la mairie de Larrau, du Conseil Général et , du Conseil Régional et de la DRAC (Ministère de la culture, Service Régional d’Archéologie). Ces études sont axées sur les modes d’occupation et d’exploitation de l’environnement et des ressources naturelles en croisant des approches anthropologique, historique, biologique et archéologique. Elles permettent à la fois d’intégrer les pratiques actuelles d’un agropastoralisme en plein bouleversement, tout en essayant de comprendre l’histoire de ces pratiques, et donc des interactions hommes/milieux.

Ceci repose sur des fonds d’archives écrites et orales (collectés grâce à la mise en place d’une relation de confiance avec les habitants), des prospections archéologiques et des analyses de sols par carottages, qui permettent d’approcher les formes de paysages hérités et les empreintes matérielles (paysage, bâti) et immatérielles (transmission des savoir-faire techniques) liés aux pratiques agropastorales en montagne.

Parmi les résultats notables, il faut signaler l’importance du système maison dans la structuration du paysage ainsi que du « bordaar » et du « cayolar ».Cela a permis de mettre en évidence les pulsations de l’occupation montagnarde et la richesse de la diversité biologique générée par les pratiques traditionnelles de l’agropastoralisme aujourd’hui en recul.

2012-2013 :L'Eau et l'anthroposystème. La répartition et la gestion des productions de matière et de l’eau du XVIIIe s au XXIe s dans la plaine du Miey de Béarn. Etat des lieux et perspectives,

Projet financé par le conseil général des Pyrénées-Atlantiques, dirigé par Jean-Pierre Barraqué puis par Pascal Palu et Dominique Cunchinabe.

Ce projet de recherche porte sur l’inscription dans l’espace des activités humaines sur un continuum de temps long. Les travaux antérieurs ont montré la nécessité d’approches pluridisciplinaires associant histoire, anthropologie et écologie pour une meilleure compréhension des utilités des milieux, de leurs évolutions biologiques et des enjeux sociaux qui leurs sont liés. Les ripisylves et boisements alluviaux (saligues) sont par nature des espaces à forte mobilité. Les crises engendrées par les crues modèlent de nouveaux paysages soumis à des enjeux divers, elles déplacent les « frontières » et bouleversent les parcellaires. L’objectif est de retracer l’historique de la co-construction homme/nature d’un « anthroposystème » rivulaire. Cette recherche qui propose une approche globale (non sectorielle) de la valeur naturelle et d’usage des saligues, doit permettre de produire des connaissances et une compréhension des milieux de saligues permettant d’en structurer son approche patrimoniale.

Identités, mobilités

Action 1 : Identités sociales, politiques et religieuses.

2012-2014 Signatures, écritures et pouvoirs autour de Gaston III comte de Foix dit Fébus, programme financé par le Conseil général des Pyrénées-Atlantiques et par le Conseil général de l’Ariège, dirigé par Véronique Lamazou-Duplan.

Il a été conduit avec la collaboration avec Ghislain Brunel, Conservateur en chef aux Archives nationales (Paris), Anne Goulet, Directrice des Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques (et membre associée d’ITEM), Claudine Pailhès, Directrice des Archives départementales de l’Ariège, Paul Mironneau, Directeur du Musée national du Château de Pau.

Gaston III fait partie des tout premiers princes, derrière le roi de France Jean II, qui signent de leur main, et qui de plus est ne signe pas de son nom de baptême, Gaston, mais du surnom qu’il s’est lui-même choisi, Fébus. Cette signature autographe est accompagnée de marques de validation plus classiques (le sceau par exemple) mais est déclinée en cri de guerre (Febus avant), en marques personnelles, là aussi tout à fait unique, apposée sur les forteresses du comte (Febus me fe), en marques héraldiques et devises ornant ses manuscrits personnels, sur les florins d’or qu’il fait frapper à Morlaas (Phebus comes). L’étude de cette signature et des marques personnelles utilisées par ce prince invite à les regarder d’un oeil nouveau, en pour mieux comprendre la façon dont Fébus a construit et déployé son pouvoir, sa renommée, en croisant les corpus et les méthodologies disciplinaires (études des signatures autographes sur les documents d’archive, des pratiques de l’écrit, héraldique, emblématique, sigillographie, approches philologiques, représentations de soi, champs qui ont été profondément renouvelés depuis une quinzaine d’années.). Ces marques sont envisagées à la fois séparément et dans leur sémantique globale, dans leur intertextualité. Elle a été l’occasion de s’interroger sur le choix, l’usage des signes d’individuation, mais aussi sur les pratiques de l’écrit combinées aux marques personnelles et au pouvoir affirmé souvent comme personnel chez ce prince.

Dans ce cadre se sont tenus à Pau une journée d’étude le 1er février 2013 et un colloque les 17 et 18 octobre 2013. Un ouvrage de prestige, type beau livre d’art, destiné à la fois au public universitaire et au grand public valorise ces recherches  : "Signé Fébus, comte de Foix et prince de Béarn Marques personnelles, écrits et pouvoir autour de Gaston Fébus Sous la direction de Véronique Lamazou-Duplan" paru aux éditions Somogy-éditions d’art (Paris), septembre 2014, 224 pages, 150 illustrations, contributions d’une vingtaine d’auteurs.

2008-2010, Les cartulaires des rois de Navarre, programme financé sur trois ans sur fonds communs Aquitaine Navarre, soutenu par Conseil général des Pyrénées Atlantiques, direction Véronique Lamazou-Duplan du côté aquitain et pour l’UPPA, en collaboration avec Eloisa Ramirez Vaquero pour l’Université publique de Navarre.

Ce programme transfrontalier a associé les services d’archives de part et d’autre des Pyrénées : les Archives départementales de Pyrénées-Atlantiques (ADPA) et l’Archivo Real y General de Navarra (AGN), ce qui a été en la matière une première par l’ampleur et la durée des collaborations engagées ici. Il a eu pour objectif de lancer la recherche, l’étude et l’édition des cartulaires des rois de Navarre, textes patrimoniaux d’un très grand intérêt historique et archivistique (entre 1234 et 1512, les rois de Navarre sont issus de grands lignages français : dynastie des comtes de Champagne, de 1234 à 1305, puis des rois et princes Capétiens 1305 1328, puis dynastie des Évreux-Navarre de 1328 à 1425, et dans la seconde moitié du Xve siècle et jusqu’en 1512, des Foix-Béarn-Albret). Ces documents sont conservés aujourd’hui de part et d’autre des Pyrénées et concernent le royaume de Navarre dans sa période médiévale. Il s’agissait de mettre en perspective la réalisation de ces documents entre XIIIe et XVe siècle, à la fois pour leur contenu et pour leurs aspects formels, scripturaires (pratiques de l’écrit, phénomène, modalités et enjeux de la cartularisation), compréhension du noyau le plus ancien des archives royales de Navarre.

Pour l’équipe paloise, l’objectif principal était l’édition du Cartulaire dit de Charles II de Navarre, inédit et conservé aux ADPA. Cette publication a paru en 2010, coéditée par les éditons Principe de Viana (Pamplona), dans la collection CODHIRNA qui fait autorité en la matière. Du côté de l’équipe de Pampelune, avec la collaboration active de membres de l’équipe paloise, lancement des études préparatoires à l’édition du Premier Cartulaire des rois de Navarre (milieu du XIIIe siècle, conservé à l’AGN) ; cette édition a paru en septembre 2013. Les deux journées d’études transfrontalières (l’une à Pau, l’autre à Pampelune)qui ont accompagné ces réalisations ont été publiées aux Presses universitaires de Pau en mars 2013 dans la collection « Cultures, arts et sociétés ».

La valorisation de la recherche a été réalisée par le montage d’une double exposition conçue d’emblée de façon bilingue intitulée Des Princes français, rois de Navarre. Pouvoir et mémoire.

2011-2012 Les monnaies de Béarn XI-XVIIIe s, projet financé par le Conseil général des Pyrénées-Atlantiques, dirigé par Dominique Bidot-Germa.

Ce programme a bénéficié d’une allocation de recherche de la communauté d’agglomération de Pau en 2009. Le projet scientifique « Les monnaies de Béarn (XIe-XVIIIe siècles) » a permis de réviser la totalité des données numismatiques et historiques relatives aux monnaies de Béarn, un siècle après la parution de l’ouvrage de synthèse d’A. Blanchet et de J. Schlumberger (1893) à partir des collections monétaires du musée municipal de Pau, du musée national duChâteau de Pau et des trésors de Canenx (Dax) et de l’hôpital Larrey (Toulouse). Parallèlement à l’établissement d’un nouveau corpus raisonné des monnaies frappées en Béarn sous les Centulle, première dynastie vicomtale, puis sous leurs successeurs, Moncade, Foix et Albret, des travaux de fond ont été menés sur la production monétaire locale, sur la contemporanéité de la circulation des numéraires, sur les influences typologiques des monnayages supra-régionaux, ou encore sur la succession des monnayages en fonction de l’évolution monétaire de l’Europe occidentale, en tenant compte des derniers progrès de la recherche numismatique et historique.

Cette dernière démarche s’inscrit dans le second axe de recherche de l’équipe ITEM, la monnaie étant considérée comme un instrument du pouvoir et du discours identitaire. Les résultats des travaux ont été présentés lors du colloque de Pau de décembre 2012.

2007-2010, PPF EPEE (20072064), Etudes sur les protestantismes dans l’Espace Européen.

L’équipe ITEM est la porteuse du projet, direction Philippe Chareyre. Les participants institutionnels sont les équipes de sept établissements (La Mans, La Rochelle, Toulouse le Mirail, Avignon, Saint-Etienne, Lyon 3, Artois, UPPA) auxquels se sont joints Strasbourg 2 et l’équipe du GRHP (Groupe de recherche sur l’histoire des protestantismes) à l’IPT (Institut protestant de théologie de Paris) dont les membres permanents sont des chercheurs de l’EPHE et de Paris XII.

Ce plan pluri-formation a eu pour objet de fédérer la recherche française dans le domaine de l’histoire des protestantismes, de créer un lien entre les différents projets en cours et d’aider au développement de travaux en synergie. C’est un lieu de réflexion sur les méthodes d’investigation, de l’analyse quantitative des sources à l’approche anthropologique. Elle a eu enfin pour but de créer un lieu d’échange entre doctorants travaillant dans ce domaine et d’appuyer ceux qui se lanceraient dans cette recherche.

Des doctoriales nationales annuelles ont été organisées à Pau en 2009 puis à Paris jusqu’en 2012 pour permettre aux doctorants des différentes universités d’exposer leurs travaux et de ne plus travailler isolément.

Une collection d’éditions de textes a été créée et co-financée grâce à un support accordé par la Société de l’Histoire du Protestantisme Français aux éditions Droz à Genève dans la collection « Travaux d'Humanisme et Renaissance », une sous-série intitulée « Archives des Eglises réformées ». Les premiers volumes sont sortis en 2012 : Actes des synodes nationaux de Charenton Loudun (1644-1659) par Françoise Chevalier, Actes du synode provincial d’Anjou-Maine-Touraine (1594-1583) par Didier Boisson. Sont en cours d’édition, le premier registre du consistoire de Nîmes (1561-1563) par Philippe Chareyre et le premier volume des synodes nationaux par Luc Daireaux et Bernard Roussel Une rencontre terminale a été organisée à Pau en mars 2013 pour mettre au point les résultats des recherches issues de l’étude de l’ensemble des institutions réformées en France. Elle a été l’occasion de finaliser une importante synthèse collective de 900 000 signes, 200 illustrations (format 22 x 28, environ 350- 400 pages), qui révise l’ensemble des connaissances fixées depuis la fin du XIXe siècle. Elle fera l’objet d’une importante publication aux Presses Universitaires de Rennes dont la sortie est prévue fin 2014.

Action 2 : Migrations et métissages.

2010-2011 L’émigration d’élites basco-béarnaises au XIXe siècle vers l’Argentine : morphologie, impacts et enjeux en France et en Argentine, projet financé par le Conseil général des Pyrénées-Atlantiques, dirigé par Laurent Dornel.

Les objectifs du projet étaient de mieux connaître l’histoire des mobilités migratoires entre le sud-ouest aquitain et l’Argentine (XIXe-XXe siècles) et d’analyser notamment les transferts culturelsopérés entre ces deux espaces. Il s’agissait en outre de récolter un nombre important d’archives, tant sur certains migrants (et notamment Alexis Peyret) que sur la présence française en Argentine. Ce programme s’est achevé par un colloque international les 20 et 21 octobre 2011 dont les actes sont publiés aux PUPPA (Des Pyrénées à la Pampa. Une histoire de l’émigration d’élites, XIXe-XXe siècles).

 

Arts, sociétés et patrimoines

2011, Un art identitaire en Aquitaine dans la période de l’entre-deux guerres : le cas de Pau, dirigé par Dominique Dussol, financé par la communauté d’agglomération de Pau-Pyrénées.

Il s’agissait d’une étude scientifique des productions artistiques identitaires (urbanisme, architecture, peinture, sculpture, vitrail et art décoratif) durant la période de l’entre deux-guerres sur un territoire déterminé : Pau et son rayonnement dans les Pyrénées-Atlantiques. L’étude artistique replacée dans son contexte politique, religieux, économique et social a intégré les modalités de diffusion et de réception des commandes privées et publiques. Afin de mieux cerner cet art identitaire ; une approche comparatiste a été mise en relation avec d’autres productions artistiques en France. Le programme de recherche a permis de dégager une identité aquitaine, voire béarnaise, pour l’art de
cette période en abordant différentes problématiques, notamment celle de l’architecture édilitaire et celle des maires-bâtisseurs, celle de la décentralisation artistique à travers les rapports Paris-province, celle du néo-régionalisme ou celle de la valorisation du patrimoine art déco de Pau et sa région.

Les conclusions du programme ont permis la publication d’un ouvrage : Pau art déco. Histoire et Société (1919-1939), édition Le Festin, 2011, 288 p. La diffusion des résultats de la recherche a également été assurée par de nombreuses conférences publiques et principalement par le montage d’une exposition « Pau art déco » aux musée des beaux-arts de Pau (du 18 octobre au 14 janvier 2012) proposant une évocation de la vie artistique paloise dans la période de l’entredeux- guerres à travers l’urbanisme, l’architecture et les arts plastiques, à partir de fonds publics et privés.

2012, Fab Labs

Les Laboratoires de Fabrication : enjeux technologiques, artistiques et sociaux, projet financé sur un an (2012), inscrit dans l’axe du laboratoire ITEM : « Arts, sociétés et patrimoines », a bénéficié d’un financement de la Communauté d’Agglomération Pau Porte des Pyrénées (CDAPP). Responsable du projet : Évelyne Toussaint et Dominique Dussol (Professeurs d’histoire de l’art contemporain).

Le projet de recherche s’est donné pour objectif d’appréhender le phénomène des Laboratoires de Fabrication (Fab Labs), en plein développement, et d’en cerner dans une vision critique, les enjeux. Les Fab Labs permettent à chacun d’avoir accès à de nouveaux outils de conception, modélisation et création assistés par ordinateur. Le concept de Fab-Labs est né en 1985 aux États-Unis avec la création du MIT Média Lab et le développement de la société numérique. Artistes, ingénieurs, chercheurs, designers, y croisent recherches et nouvelles technologies, art et société. La recherche a été menée en partenariat avec un opérateur artistique et culturel ancré dans la CDAPP : l’association accès(s) cultures électroniques, laquelle est dédiée à la création artistique numérique, et dont les liens avec l’UPPA se sont concrétisés par une convention de partenariat.

Trois objectifs majeurs ont été retenus :

  • définir les paramètres définissant la spécificité de l’artiste-chercheur et la pertinence ou non, dans son contexte particulier, des concepts différenciant habituellement « recherche fondamentale » et « recherche appliquée »,
  • étudier les modes de conception et de production des projets dans le contexte des Fab-Labs en tant qu’unités de production ancrées dans un territoire de proximité mais connectées au niveau mondial,
  • analyser l’impact de ces changements sur les oeuvres artistiques elles-mêmes (renouveau des matériaux, des médiums et des formes d’écritures) mais aussi de leur diffusion et de leur réception.

L’analyse de données sélectionnées dans le panorama de la nouvelle création en design numérique, notamment auprès d’artistes plasticiens de l’art sonore, a donné lieu à la production d’un état des lieux actualisé. Une attention particulière a été portée sur les productions s’inscrivant dans l’espace public. Ces travaux ont fait l’objet d’une restitution collective et publique (accompagnée de démonstrations techniques participatives et interactives), en lien avec la 12ème édition du festival accès(s), le 18 octobre 2012 à l’UPPA.