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Identités, Territoires, Expressions, Mobilités (ITEM)

Contacts partenariat Fortum

Laboratoire ITEM

Institut Claude Laugénie

Université de Pau

Avenue du Doyen Poplawski

64012 Pau Cedex

 

Fortum France

Tour Egée

9/11 Allée de l’Arche

Paris la Défense

92671 Courbevoie Cedex

http://www.fortum.com/countries/fr

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Fortum FrancePartenariat Chaire HCP (ITEM EA3002) et Fortum France (septembre 2014-juin 2016)

« Un patrimoine culturel immatériel : l’eau et ses usages dans la vallée d’Ossau »

Pilotes : Laboratoire de recherche ITEM (EA3002) UPPA, l’entreprise Fortum France

Intervenants : ITEM, Master CAS / Fortum France

Le partenariat entre le laboratoire ITEM (EA 3002) de l’université de Pau et des Pays de l’Adour et Fortum porte sur la réalisation d’une étude sur « L’Eau, un patrimoine culturel immatériel dans la vallée d’Ossau ».

 

Le partenariat se donne trois objectifs :

  • établir un diagnostic patrimonial sur « l’Eau comme élément du patrimoine culturel immatériel dans la vallée d’Ossau » ;
  • proposer un projet de valorisation patrimoniale sur  « l’Eau comme élément du patrimoine culturel immatériel dans la vallée d’Ossau » sous la forme d’une exposition virtuelle ;
  • proposer la réalisation d’une exposition itinérante sur « l’Eau comme élément du patrimoine culturel immatériel dans la vallée d’Ossau ».

Fortum propose de participer à l’élaboration du projet en partenariat avec le laboratoire ITEM. Les conditions du partenariat sont prédéterminées ci-dessous dans le projet.

 

Intervenants pour le laboratoire ITEM :

Laurent Jalabert, professeur d’histoire contemporaine (responsable)

Dominique Cunchinabe (Doctorant)

Rémy Berdou (Doctorant)

Promotion master 2 patrimoine 2014-2015.

1. Projet scientifique (résumé)

1.1. Le terrain de l’étude

La vallée d'Ossau, dans les Pyrénées-Atlantiques, est l’une des trois grandes vallées du Béarn, la plus à l’est du département. Elle s'étire géographiquement du nord au sud sur une cinquantaine de kilomètres (18 communes) depuis la commune de Rébénacq au nord (18 kms de Pau) jusqu'au col du Pourtalet (à la frontière espagnole). Elle est formée de deux cantons : le canton d'Arudy au nord (zone de Piémont située autour de 300 à 500 m d’altitude) et dans la haute-vallée le canton de Laruns qui offre de la basse, de la moyenne et de la haute-montagne (500 m à 2800 m). Elle est traversée par le gave d'Ossau qui en est la principale rivière. Elle est dominée par le pic du Midi d'Ossau (2 884 mètres).

Territoire très lié aux activités du milieu naturel, essentiellement la sylviculture et l’économie pastorale, comme la majorité des vallées pyrénéennes de haute-montagne, la vallée d’Ossau s’est considérablement dépeuplée, notamment dans la seconde moitié du vingtième siècle, malgré les tentatives de renouveaux économiques autour de l’économie du tourisme (thermalisme, tourisme hivernal lié aux sports d’hiver). Les activités industrielles traditionnelles de la vallée (carrières de marbre, métallurgie, exploitations hydrauliques sous leurs différentes formes), ou les échanges commerciaux frontaliers ne parviennent pas plus à fixer des populations trop nombreuses qui gagnent désormais les basses-vallées (exode rural jusqu’aux années 1970, puis déprise rurale). Quelques soient les époques et quelques soient les activités dans leurs contextes, et comme dans l’ensemble des vallées de la zone pyrénéenne, l’eau y joue un rôle central, tant de par son abondance liée à sa situation géographique (nivologie, pluviométrie, lacs, cours d’eau etc.) que par les usages qui en sont faits par les hommes aux différentes époques de son occupation : l’eau reste un fondement des activités économiques, agricoles et sylvicoles, tant dans les zones de montagne que de piémonts ; elle est abondamment utilisée dans les usages industriels tout particulièrement à partir du XIXème siècle (elle devient un « or blanc en matière hydroélectrique » dès le début du XXème siècle) ; elle est aussi le cœur du développement touristique pyrénéen dès les années 1850 (thermalisme) et devient un enjeux majeur pour l’essor des stations de sport d’hiver (fabrication de neige artificielle notamment) ou de loisirs aujourd’hui (activités d’eaux vives, réserves de pêche etc.). Une synthèse sur l’histoire de « l’eau » et de ses « usages » dans la vallée d’Ossau reste très largement à produire, les études disponibles produites par diverses disciplines de la recherche restant très largement dispersées.

1.2. La thématique : l’eau PCI de la vallée d’Ossau

Le laboratoire ITEM, en partenariat avec Fortum, propose d’élaborer une réflexion, non sur l’histoire de l’eau et de ses usages, thématique qui pourra faire l’objet d’autres recherches, mais d’essayer de réfléchir à la relation des « populations de la vallée à l’eau » à l’époque contemporaine, en partant de l’hypothèse que « l’eau » est une ressource naturelle fondamentale pour le développement et le maintien de ses activités économiques. Il s’est agit ici de réfléchir à cette ressource comme un élément du « patrimoine » commun de la vallée, non perçue ici comme un patrimoine naturel (ce qu’elle est), ou un élément structurant du développement économique local, mais bien davantage comme un patrimoine « vivant » dans l’univers des représentations que peuvent s’en faire les habitants de la vallée. L’eau est donc interrogée non directement dans ses usages économiques ou politiques, mais bien davantage comme un élément du patrimoine vivant, autrement dit dans la perception qu’en ont ses habitants dans leur vie quotidienne. Les questionnements sont nombreux : quels sont les usages de l’eau par les habitants de la vallée ? Comment perçoivent-ils la ressource naturelle ? Comment envisagent-ils leur utilisation ? Ont-ils une conscience des enjeux politiques et économiques autour de l’eau ? Envisagent-ils une protection de cette ressource et sous quelle forme ? Les questionnements essaieront d’aborder tant des approches individuelles que collectives, pour essayer de déterminer si pour les populations de la vallée, l’eau appartient à un patrimoine culturel commun, qui s’apparenterait donc à un élément du patrimoine culturel immatériel.

 

2. Réalisation de l’étude, valorisation, calendrier

Afin de répondre au questionnement scientifique posé (point 1.2.), le partenariat propose d’établir une étude et une valorisation de celle-ci en trois temps.

2.1. Un diagnostic patrimonial

A partir de la rentrée universitaire 2014 (1 septembre 2014), et tout au long du premier semestre de l’année universitaire, une équipe d’enseignants-chercheurs du laboratoire ITEM, en lien avec les étudiants du master valorisation des patrimoines a établi un « diagnostic patrimonial ». Un groupe d’étudiants de master 2, dans le cadre de l’Unité pédagogique « Stratégie patrimoniale pour les collectivités territoriales », placés sous la responsabilité de deux doctorants en anthropologie bénéficiant d’un contrat doctoral avec l’université, a mené des recherches de terrain thématiques a proposé une étude exhaustive sur des éléments du PCI. Sur ces bases l’enseignant en charge du dossier a proposé une synthèse élargie sur l’état de la question, sous la forme d’un texte correspondant à un rapport scientifique mis à la disposition de l’entreprise Fortum et consultable au laboratoire ITEM avec l’autorisation du responsable de la Chaire. Le document a été achevé au mois de mars 2015.

2.2. Le projet d’exposition

Sur les bases du diagnostic patrimonial, un projet de valorisation de l’étude portant sur « L’eau comme PCI » a été proposé sous la forme d’une exposition virtuelle de 8 panneaux par le responsable du programme sur les bases des travaux du diagnostic à l’entreprise Fortum qui en dispose des droits. La réalisation infographique a été menée par Mélanie Bouvier, autoentrepreneur dans la vallée d’Ossau. Le document a été rendu à l’entreprise au mois de juin 2016